Face aux œuvres d’Adèle BESSY, le visiteur est forcément ébahi en constatant la totale démesure de l’artiste. De véritables grappes « humaines » se bousculent sur la toile, se chevauchent, confrontent leur monstruosité, deviennent centaures, griffons….

 

L’œuvre prend des connotations culturelles, se rapproche de Bruegel, Bosch, ou Arcimboldo. Tout se passe comme si, soudainement, les fantasmes les plus fous étaient permis, comme si chaque personnage mettait son âme sur son visage, étalait au grand jour ses plaies et ses meurtrissures intérieures. Comme si dames à hennin, gnomes, angelots, ou sirènes se livraient de concert à d’interminables bacchanales….

 

Partout, un foisonnement insensé de personnages seuls ou en couples, serrés les uns contre les autres ; des entrelacs d’individus aux fins visages ou au contraire aux faciès monstrueux, mêlent à leur vie menée avec la plus grande vivacité, une évidente jubilation perverse.

 

Jacqueline Rivais - critique d'art

 

 

Le sculpteur Serge Guarnieri veut nous révéler dans son œuvre toute la noblesse, la fluidité et la générosité de cette matière brute « le fer à béton » en la détournant de sa vocation première industrielle. Muni d’un arc à souder et d’un casque il soude, meule, polit, fusionne, métamorphose la matière.

 

Dans son œuvre, Serge Guarnieri nous fait part de son questionnement métaphysique. Il observe l’étrange similitude des formes existantes entre l’infiniment petit et l’infini grand, entre la matière végétale et la matière animale. Il s’interroge : l’Art peut-il être un éclaireur, un lien poétique entre la science et la conscience ?

 

Traqueur d’infini, bien ancré dans la réalité, l’artiste dans son œuvre alchimique vise à transcender la matière sans vouloir percer les mystères de la création.