Le salon arami 2021 invite

Adèle Bessy et Serge Guarnieri

 

Face aux œuvres d’Adèle BESSY, le visiteur est forcément ébahi en constatant la totale démesure de l’artiste. De véritables grappes « humaines » se bousculent sur la toile, se chevauchent, confrontent leur monstruosité, deviennent centaures, griffons….

 

L’œuvre prend des connotations culturelles, se rapproche de Bruegel, Bosch, ou Arcimboldo. Tout se passe comme si, soudainement, les fantasmes les plus fous étaient permis, comme si chaque personnage mettait son âme sur son visage, étalait au grand jour ses plaies et ses meurtrissures intérieures. Comme si dames à hennin, gnomes, angelots, ou sirènes se livraient de concert à d’interminables bacchanales….

 

Partout, un foisonnement insensé de personnages seuls ou en couples, serrés les uns contre les autres ; des entrelacs d’individus aux fins visages ou au contraire aux faciès monstrueux, mêlent à leur vie menée avec la plus grande vivacité, une évidente jubilation perverse.

 

 

 

La précision du pinceau de l’artiste, la finesse du détail, l’art de rendre une sensation de velouté, appliquer la matière sans retenue ; puis longuement, fignoler, parachever… témoignent d’un talent, d’une précision, d’une patience remarquables. Le tout traité dans les couleurs de brun vert glauques, des ocres violacés souvent morbides, des bruns tirant vers le noir… Une gamme chromatique dont les parfaites harmonies donnent à l’œuvre d’Adèle Bessy une dimension poétique qui, mêlée à son imaginaire à la fois obsessionnel et fantasmatique, confèrent à son œuvre une puissance expressive tout à fait originale.

 

 

Jacqueline Rivais - critique d'art

 

 

Le sculpteur Serge Guarnieri veut nous révéler dans son œuvre toute la noblesse, la fluidité et la générosité de cette matière brute « le fer à béton » en la détournant de sa vocation première industrielle. Muni d’un arc à souder et d’un casque il soude, meule, polit, fusionne, métamorphose la matière.

 

Dans son œuvre, Serge Guarnieri nous fait part de son questionnement métaphysique. Il observe l’étrange similitude des formes existantes entre l’infiniment petit et l’infini grand, entre la matière végétale et la matière animale. Il s’interroge : l’Art peut-il être un éclaireur, un lien poétique entre la science et la conscience ?

 

Traqueur d’infini, bien ancré dans la réalité, l’artiste dans son œuvre alchimique vise à transcender la matière sans vouloir percer les mystères de la création. 

Dans des milliers d’éclats de lumière, il nous invite à renouer avec nos capacités sensorielles, à nous émerveiller de la beauté insondable de l’infini. Son travail a été de nombreuses fois récompensé dans les salons d’Art contemporain tel le Cercle des Artistes de Paris au Parc Floral de Vincennes, ou le concours Christiane Peugeot.

 

Il participe aux expositions collectives : Salon d’Automne à Paris, Sculpt’en Sologne… Invité d’honneur dans de nombreux salons sans oublier des expositions personnelles dans toute la France.

Membre de la Fondation Taylor, médaillé de Arts-Sciences-Lettres, sociétaire au Salon Violet, ses sculptures sont exposées en permanence dans la galerie Art Génération à Paris.